La légende Jacques, fils de Zébédée, pêche sur la mer de Galilée en compagnie de son frère Jean l’évangéliste quand il entend l’appel du Christ. Sans hésiter, il le suit. Il deviendra le premier des apôtres à subir le martyre et sera exécuté en 44 par le roi Hérode. Les disciples de Saint-Jacques l’auraient transporté en Espagne, en arrivant en Galice à Iria Flavia (appelé aujourd’hui port de Padron). Au 9ème siècle, un ermite du nom de Pelayo observe plusieurs nuits durant une mystérieuse lueur ressemblant à une pluie d’étoiles au dessus d’un champ. Il en avise l’évêque Théodomire qui, après avoir ordonné l’exhumation du corps, considère qu’il s’agit bien de l’apôtre Jacques. Le lieu de l’exhumation prendra le nom de Compostelle, campus stellae, le champ d’étoiles. En Pays Basque et en Béarn, le culte de Saint-Jacques a toujours eu de l’importance. C’est d’ailleurs le département français, avec l’Alsace, dans lequel on trouve le plus d’église sous le patronyme de Saint-Jacques. Les motivations d’hier et d’aujourd’hui Hier : affirmer sa foi, en pénitence, par procuration, pour remercier d’une grâce ou l’obtenir, des artistes sur le chemin… Aujourd’hui : A la recherche de soi, à la rencontre de l’autre, randonner… Les chemins de Compostelle, promus itinéraires culturels européens, sont souvent des sentiers de randonnée. Les randonneurs rencontrent ainsi les pèlerins et partagent avec eux le chemin. Souvent le charme agit et le randonneur devient pèlerin-marcheur.
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